Je fais suite à ma note d’hier.

 Me voici donc arrivé un jour pour une réunion collective dans le cadre d’un projet d’action personnalisé, entendez par-là un stage parking. Je connais bien ce type de « dispositif » mais au risque d’être radié si je ne me pointe pas, je réponds,par l'affirmative, à la convocation. 

 Première surprise, en arrivant dans les locaux de l’ALE de Maubeuge, on me dirige vers un organisme de formation tout proche (que je connais très bien puisqu’il est dirigé par un ancien collègue…), la réunion se tenant en ces lieux. J’assiste religieusement à cette séance co-animée par un agent de l’ANPE et une formatrice de l’organisme dont le visage ne m’est pas totalement inconnu.

 La mécanique est bien huilée, les contenus pédagogiques bien présentés, en revanche les objectifs en terme d’emplois sont on ne peut plus obscurs mais c’est le propre de ce type de stage.

 C’est après 45 mn, à l’heure de l’entretien individuel et de la remise des CV que l’histoire devient « cocasse » si l’on peut dire. En lisant mon CV la formatrice recouvre la mémoire et me confesse qu’elle était venue à ses débuts faire un stage pratique au sein de mon organisme de formation et que nous avions validé son savoir faire professionnel… Après quelques échanges cordiaux, je lui demande pourquoi je suis ici. Et là, j’obtiens la réponse incontournable et incontestable : c’est à cause de l’ordinateur de l’ANPE… (celui-là même qui gère nos vies de chômeurs). Tous les six mois, nous sommes obligés de remplir ces stages dits de formation. C’est ça ou la radiation, mais au final, le résultat est le même dans les deux cas : nous faisons baisser les statistiques du chômage !

 

 


Jeudi 1 septembre 2005
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