1er Novembre. Comme tout le monde ou presque, je suis allé, ce jour, honorer la mémoire de mes aïeux et de mes proches. Ces instants de recueillement m’ont été cependant propices à la réflexion : tous égaux devant la mort … pas sûr.
Déambulant dans un cimetière de ma ville, j’ai observé des choses auxquelles je n’avais jamais prêté attention auparavant : des concessions non expirées mais à l’état d’abandon. Plus loin, des sépultures monumentales appartenant à de vieilles familles de notables maubeugeois dégarnies de toute fleur et qui jurent, par leur côté glacial, avec de modestes tombes voisines très joliment fleuries. Ailleurs, dans un carré assez « ordinaire », un invité de la dernière heure en jette avec le marbre flambant neuf de son caveau sur lequel sont alignées les innombrables plaques à sa mémoire. Dans l’allée voisine, le défunt a choisi son épitaphe : « mon Parti aura été ma joie et ma vie » … sympa pour Madame qui gît à ses côtés pour l’éternité !
J’ai quitté la nécropole plein d’interrogations et d’émotion aussi.
Et de lire, en rentrant à la maison, dans le quotidien local du jour, l’article consacré au futur carré confessionnel musulman qui verra bientôt le jour. Un droit du sous-sol en quelque sorte…
Décidément ce jour de la Toussaint m’aura beaucoup inspiré …
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